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Oum Bilal et la réforme de soi, insha'Allah

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2 octobre 2012

Au revoir...

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Assalam aleykum wa rahmatullahi wa barakatuh,

 

Me revoilà, mais ce n'est que pour vous dire "au revoir"...

 

Tout a une fin, et cette aventure "bloguistique" s'arrête, car j'arrive à un moment de ma vie dans lequel ce blog n'a plus de place.

Cela fait quelques mois déjà que je n'arrive plus à le nourrir régulièrement, et la raison doit être que je suis arrivée au bout de ma réforme insha'Allah dans le chemin d'Allah. Maintenant que j'ai appris à "vivre" mon Islam, je n'ai plus le temps de chercher à me réformer. Je me suis "trouvée" wal hamduli'Llah et mes journées sont toujours trop courtes pour faire tout ce que je souhaiterai.

Alors je prie sincèrement qu'Allah vous mettes sur la bonne voie, la voie du Haq, Amine. Qu'Allah fasse de nous des musulmans pieux, qu'Il nous fasse mourrir en soumis (musulmans), qu'Il nous accorde Sa miséricorde au Jour du Jugement et qu'Il nous accepte dans Son vaste Paradis, Amine.

 

Fi amani'Llah, Aishah, Oum Bilal.

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16 juin 2012

Des clefs...

1clefs

 

Ibn al Qayyîm - qu’Allah lui fasse miséricorde - a dit :

 

« Allah a attribué une clef qui ouvre la porte de toute chose recherchée :

 

1-      La clef de la prière est la purification.

       Comme l’a dit le Prophète sallalahu alayhi wa sallam : « La clef de la prière est la purification. »[1]

2-      La clef du pèlerinage est la sacralisation (Al Ihrâm).

3-      La clef de la bonté est l’aumône.

4-      La clef du Paradis est l’unicité (At-Tawhîd).

5-      La clef de la science est le bon questionnement et l’écoute attentive.

6-      La clef de la victoire et du triomphe est la patience.

7-      La clef du rajout est le remerciement.

8-      La clef de l’amitié et de l’amour est le rappel.

9-      La clef du succès est la crainte révérencielle (At-Taqwâ).

10-  La clef de la réussite est le désir et l’appréhension.

11-  La clef de l’exaucement est l’invocation.

12-  La clef du désir de l’Au-delà est l’ascétisme de cette vie d’ici-bas.

13-  La clef de la foi est la réflexion des serviteurs sur l’Œuvre d’Allah.

14-  La clef de l’entrée auprès d’Allah Ta'ala est la soumission du cœur et sa sincérité envers Lui en amour et inimitié.

15-  La clef de la vie des cœurs est la méditation du Coran, l’imploration aux lueurs du jour et le délaissement des pêchés.

16-  La clef de l’obtention de la miséricorde d’Allah Ta'ala est l’accomplissement vertueux de Son adoration ainsi que l’effort de faire le bien envers les créatures.

17-  La clef de la subsistance est l’effort joint à la demande de pardon et la piété.

18-  La clef de la puissance (fierté) est l’obéissance à Allah et à Son Messager sallallahu alayhi wa sallam.

19-  La clef de la préparation à l’Au-delà est de réduire son espoir [de ce bas-monde].

20-  La clef de tout bien est le désir d’Allah et de la demeure dernière (l’Au-delà).

21-  La clef de tout mal est l’amour de ce bas monde et nourrir de grands espoirs.

 

Ce chapitre est immense. Il fait parti des chapitres les plus bénéfiques de la science. Il correspond à la connaissance des clefs ouvrant les portes du bien et [fermant] celles du mal. Nul ne peut en avoir connaissance et s’y attacher excepté celui qui en acquiert une grande part et à qui Allah accorde la réussite. En effet, Allah Ta'ala a attribué à chaque bien et à chaque mal une clé qui en ouvre la porte ou la ferme. Par exemple, le polythéisme, l’orgueil, l’inattention au rappel d’Allah et à accomplir ce qu'Il mérite de droit ou encore s’écarter de ce que le Messager d’Allah sallallahu alayhi wa sallam a apporté de la part de son Seigneur, etc. constituent autant de clefs [qui ouvrent les portes] de l’Enfer.

 

[On peut encore citer] :

 

1-      La clef de tout péché est le vin [l’alcool, etc.][2]

2-      La clef de la fornication est la musique.

3-      La clef de la demande et du désir ardent est de poser son regard sur les formes [et les figures]

4-      La clef de la désillusion et de la privation est la paresse et le repos.

5-      La clef de la mécréance est les désobéissances.

6-      La clef de l’hypocrisie est le mensonge.

7-   La clef de l’avarice, de la rupture du lien de parenté et de la spoliation des biens est l’avidité et la convoitise.

8-    La clef de toute innovation et de tout égarement repose sur le fait de s’écarter  de ce que le Messager d’Allah sallallahu alayhi wa sallam a apporté.

 

Seule une personne clairvoyante sur elle-même, sensée et pouvant discerner le bien du mal dans cette existence peut confirmer véridiquement ces choses-là. Par conséquent, il convient que le serviteur accorde une attention toute particulière à la connaissance de ces clefs et de ce qu’elles ouvrent ou ferment. 

 

Au-delà de cela, c’est Allah qui accorde la réussite en toute justice. La royauté et la louange lui appartiennent, de même que le bienfait et la grâce. Allah dit : {Il n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait, mais ce sont eux qui seront interrogés [et ils devront rendre compte de leurs actes].}[3]

 

 

Source : Hâdî al Arwâh,  (page : 101 - 102).

 



[1] Hadith authentique. Rapporté par Tirmidhî et Ahmed.

[2] Note du traducteur : En fait, toute boisson enivrante qui fait perdre la raison.

[3] Sourate : Les Prophètes, 21 : 23.

16 juin 2012

Lire le Qur'an en un mois

Bismillah,

Assalam aleykum wa rahmatullahi wa barakatuh,

 

 

1quran

 

 

Il est vrai que je n'avais jamais pensé à chercher une astuce pour réussir à lire le Qur'an en un mois. Et puis j'ai lu ça sur Face de bouk... ! Alors je partage insha'Allah.

 

C'est tout simple, pour les non arabophones, comme moi, qui lisent le Qur'an avec la version en français dans le même livre, le Qur'an fait 600 pages. Etant donné qu'il y a 5 prières par jour, il suffit de lire 4 pages avant ou après chaque prière et cela fait un total de 20 pages par jour, le tout sur 30 jours et on arrive au bout en un mois insha'Allah !

 

Pour encore plus de facilité insha'Allah, on peut même lire 2 pages avant la prière et 2 autres après. C'est comme ça que je fais pour les salats rawatib si je veux être certaine de les faire et ne pas me décourager, 2 rakats avant et 2 rakats après (sauf aux moments où cela n'est pas autorisé comme après salat al Asr, avant Al Maghrib ou après as-Sobh).

 

J'espère que cela servira insha'Allah, surtout que Ramadhan arrive à grand pas, et qu'en général on est très motivé au début, mais qu'on se décourage au fur et à mesure que ce mois béni avance, et la lecture du Qur'an peut êre délaissée...

 

Fi amani'Llah

16 juin 2012

40 bonnes raisons de prier sur le Prophète (sallallahu alayhi wa sallam)

 

1Prophète

Extrait du livre intitulé : Jalâ el Afhâm fî Fadhl e-Salât wa e-Salâm ‘ala Mohammed khaïr el Anâm d’ibn el Qayyim el Jawziya (p. 612-626).

 

 

 

1- Lorsque l’individu prie sur le Prophète (sur lui la paix), il se soumet avant tout au commandement du Seigneur.

2- Il s’inspire de son Seigneur bien que Sa Prière sur le Prophète (sur lui la paix) soit différente de la nôtre ;la Sienne consiste à lui faire les honneurs et les éloges et la nôtre consiste à prier et à invoquer en sa faveur.

3- Il suit les traces des anges.

4- Il obtient dix prières de la part d’Allah pour chaque prière qu’il prononce.

5- Allah l’élève de dix degrés à chaque fois.

6- Il lui sera inscrit dix récompenses.

7- Il lui sera effacé dix péchés.

8- S’il accompagne sa Prière à ses invocations, elles seront plus favorablement reçues par le Seigneur étant donné que cette fameuse Prière permet de les faire monter au ciel. Sans cela, ses invocations risquent de rester suspendues entre le ciel et la terre.

9- C’est aussi un moyen d’obtenir l’intercession du Prophète (sur lui la paix).

10- C’est un moyen de se faire pardonner les péchés.

11- C’est un moyen par lequel Allah soulage la détresse de Son serviteur.

12- C’est un moyen de se rapprocher de Son Seigneur le Jour de la Résurrection.

13- La Prière sur le Prophète (sur lui la paix) se substitue à l’aumône envers les personnes en difficulté.

14- Elle lui permet de mener ses affaires à bien.

15- Elle lui permet de recevoir les Prières d’Allah et celles des anges.[1]

16- Elle lui permet de se purifier et de se mettre en valeur.

17- Elle lui permet de se voir annoncer le Paradis avant sa mort.

18- Elle lui permet de s’épargner les douloureux événements de la Résurrection.

19- Elle lui permet de recevoir en réponse les Prières et les Salutations du Prophète (sur lui la paix).

20- Elle lui permet de se rappeler les choses qu’il a oubliées.

21- Elle lui permet d’embellir ou de purifier ses assemblées et de faire que celles-ci ne soient pas un sujet de regret le Jour de la Résurrection.

22- Elle permet de repousser la pauvreté.

23- Il s’épargne ainsi de prendre le nom d’avare que mérite toute personne se privant de prier sur le Prophète (sur lui la paix) au moment où ce dernier est évoqué.

24- Il ne sera pas concerné ainsi par l’invocation destinée contre tous ceux qui s’abstiennent de prier sur lui (sur lui la paix) à l’écoute de son nom.

25- Elle lui permet de se maintenir sur le chemin du Paradis contrairement à celui qui ne prie pas sur lui (sur lui la paix).

26- Il s’épargne ainsi des assemblées impures dans lesquelles il n’est consacré aucun éloge ni aucune attention à Allah et à Son Messager.

27- Elle permet de rendre parfait un discours au début duquel les louanges sont consacrées au Seigneur et les Prières consacrées au Prophète (sur lui la paix).

28- Elle lui permet d’acquérir une lumière durant la traversée du Pont jeté au-dessus de la Géhenne (le Sirât).

29- Elle le préserve de la dureté du cœur (ou de l’abandon du Seigneur).

30- Elle lui permet d’entretenir les éloges qu’Allah réserve à l’auteur d’une telle prière et qu’Il communique aux occupants de la terre et des cieux. En priant sur le Prophète (sur lui la paix) en effet, le serviteur réclame au Très-Haut de lui réserver les éloges et les honneurs. Il méritait par conséquent de jouir relativement en retour de ces éloges en sachant que la récompense est de même nature que les actes.

31- Elle lui rapporte la bénédiction dans ses œuvres, sa durée de vie, et ses différentes affaires. Comme il implore en effet la bénédiction en faveur du Prophète (sur lui la paix) et de sa famille, il méritait en retour d’être comblé de la même faveur en sachant que ses propres invocations en faveur du Prophète (sur lui la paix) sont automatiquement exaucées et que la récompense est de même nature que les actes.

32- Elle permet d’obtenir la Miséricorde divine qui peut prendre le sens de prière –selon une certaine tendance – bien que selon la meilleure tendance, la prière est un effet de la Miséricorde divine. Quoi qu’il en soit, dans les deux cas, il reçoit la cette Miséricorde.

33- Elle lui permet d’entretenir et d’augmenter les sentiments qu’il éprouve vis-à-vis du Prophète (sur lui la paix), en sachant que l’amour du Prophète (sur lui la paix) est un acte de foi incontournable. Plus l’« être » est bien-aimé, plus ses qualités et ses caractéristiques attirantes sont évoquées et présentes à l’esprit et plus les sentiments à son égard augmentent. Son souvenir à l’ardeur grandissante anime et envahit tout le cœur. Lorsque ce sentiment n’est pas entretenu, il perd de son intensité. La chose la plus attirante à la vue, c’est de contempler son bien-aimé et la chose la plus attirante au cœur, c’est de se remémorer ses qualités. ce sentiment intense se manifeste à travers les paroles en faisant incessamment ses éloges.

34-Elle lui permet d’obtenir en retour l’amour du Prophète (sur lui la paix) de la même manière qu’elle permet d’entretenir l’amour du Prophète (sur lui la paix).

35- Elle est un moyen de le guider sur le bon chemin et de vivifier son cœur. Plus il prie sur lui (sur lui la paix) en effet, plus son cœur se remplit d’amour de sorte qu’il n’éprouve plus aucune réticence vis-à-vis de ses commandements et de ses enseignements qui vont s’imprégner en lui comme l’encre s’imprègne sur une feuille. Ils sont toujours présents avec lui et l’orientent constamment sur le chemin du savoir et du bonheur. Sa clairvoyance et son savoir ainsi accrus le pousseront à prier sur lui (sur lui la paix) davantage.

36- Toutes les fois qu’il prie sur le Prophète (sur lui la paix), son nom lui est transmis par les anges ; cet honneur suffit à lui-même !

37- Elle permet de lui raffermir le pas au moment de traverser le Sirât.

38- Prier sur le Prophète (sur lui la paix) est le moindre des droits que nous lui devons. C’est une façon de lui exprimer notre reconnaissance pour tous les bienfaits qu’Allah nous a procurés par son intermédiaire. Bien qu’il soit impossible de lui être pleinement reconnaissant, dans Son infinie Générosité, Allah se contente de peu de la part de Ses serviteurs.

39- Cela implique d’évoquer le Seigneur et de Le remercier pour avoir envoyé un tel Prophète aux hommes. Cette prière implique notamment d’invoquer le Seigneur de récompenser Son Messager à sa juste valeur. Allah nous fait connaître à traversla Révélation Ses Noms et Attributs et Il nous guide sur le chemin qui mène à Son Agrément. Il nous fait connaître également quels agréments nous attendent une fois arrivés au bout de ce chemin et une fois parvenus à Sa rencontre. Ainsi, nous croyons à l’Existence de notre Seigneur, à Son Savoir, à son écoute, à Sa Puissance, à Sa Volonté, à Ses Attributs et à Sa Parole. Nous avons foi également aux enseignements du Prophète (r) qu’Il a envoyé et à qui nous vouons un amour parfait. Ce Prophète que nous aimons et à qui nous croyons nous a fait découvrir ces différents fondements de la foi. Prier sur lui constitue donc l’une des œuvres les plus méritoires.

40- La prière sur le Prophète (sur lui la paix) est une forme d’invocation en sachant qu’il existe deux sortes d’invocations ; premièrement : le serviteur invoque en sa propre faveur et deuxièmement : il fait les éloges de l’Ami proche et du Bien-Aimé d’Allah. Ainsi, pour plaire à Dieu, il privilégie de prier sur Son Messager (sur lui la paix) au dépend de prier pour lui-même. Il préfère plaire à Allah et à Son Messager et se sacrifier que de chercher à résoudre ses propres affaires. En récompense à celui qui Le privilégie à Ses créatures et à ses propres besoins, Allah le privilégie à Ses autres créatures étant donné que la récompense est de même nature que les actes…

 

Que les Prières et les Salutations d’Allah soient sur notre Maître Mohammed ainsi que sur sa famille ses compagnons !

 

Traduit et adapté par :

Karim ZENTICI

Relu par Abu Hamza Al-Germâny

 

Publié par le bureau de prêche de Rabwah (Ryadh)

www.islamhouse.com

3 juin 2012

Les dattes

dattes

 

Lorsqu'un enfant naît, les musulmans ont coutume de placer un morceau de datte bien mâchée (ou un morceau d’un autre fruit sucré de saison) dans la bouche d’un nouveau-né.  Les musulmans font cela pour suivre l’exemple du Prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui), car ils considèrent fermement, comme le Coran le mentionne, qu’il a été envoyé pour guérir l’humanité et répandre la miséricorde de Dieu sur terre.  De par son origine, cette coutume à plus d’une vertu.  En plus de la vertu et du plaisir de suivre la sounnah (le mode de vie du Prophète), insérer une substance sucrée dans la bouche d’un nouveau-né réduit considérablement sa sensation de douleur et son rythme cardiaque.

Une étude médicale intéressante, publiée dans le British Médical Journal (No. 6693, en date du 10 juin 1995), a prouvé sans aucun doute possible les bienfaits de donner du sucre à un nouveau-né pour réduire sa sensation lors d’une procédure douloureuse, comme celle qui consiste à le piquer au talon pour prélever un échantillon de sang, ou encore avant une circoncision.

L’étude, intitulée « L’effet analgésique du sucrose chez les nouveau-nés menés à terme: un essai aléatoire contrôlé », fut menée par Nora Haouari, Christopher Wood, Gillian Griffiths et Malcolm Levene, dans la salle postnatale du Leeds General Infirmary, en Angleterre.

60 nouveau-nés bien portants, dont la gestation à duré de 37 à 42 semaines, et d’âge postnatal de 1 à 6 jours ont reçu aléatoirement 2ml d’une solution parmi les quatre suivantes: sucrose à 12.5% de dilution, sucrose à 25%, sucrose à 50%, et eau stérile (groupe de contrôle).

Le premier groupe de 30 bébés a reçu du sirop de sucre avant un test sanguin de routine (qui consistait à les piquer au talon, ce qui est habituellement douloureux) pour détecter la jaunisse.  On a donné aux autres 30 bébés du groupe de contrôle uniquement de l’eau stérile.

Le fait de placer 2ml d’une solution à 25% ou à 50% de sucrose sur la langue du bébé avant de le piquer au talon a réduit de manière significative la durée des pleurs, comparativement aux bébés ayant reçu uniquement de l’eau.  Leur rythme cardiaque est également retourné à la normale plus rapidement.  La solution à concentration plus forte a eu plus d’effet, la durée des pleurs diminuant à mesure que la concentration en sucrose augmentait.  Ainsi, nous pouvons conclure que placer du sucrose (sucre) sur la langue des nouveau-nés peut constituer une forme d’analgésique utile et sans risque.

Blass et Hoffmeyer ont aussi démontré qu’une solution intra-orale à 12% de sucrose réduisait considérablement la durée des pleurs chez les nouveau-nés soumis à une piqûre au talon ou lors de la circoncision.  Cette étude a paru dans le journal The Independent (dans son édition de vendredi le 9 juin 1995) de même que dans un article du British Medical Journal.

Cette pratique du Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) est rapportée dans les recueils de ses paroles et des récits rapportés à son sujet, dont les plus estimés sont les deux collections authentiques de Al-Boukhari et de Mouslim.

Abou Bouradah relate qu’Abou Moussa a dit :

« Ma femme accoucha d’un nouveau-né; je l’amenai voir le prophète Mohammed, qui décida de l’appeler Ibrahim.  Le prophète mâcha une datte puis la pris entre ses doigts et en frotta l’intérieur de la bouche du bébé. »

Plusieurs autres récits tels similaires ont également été rapportés.

La datte contient un très haut pourcentage de sucre (70 à 80%); elle contient à la fois du fructose et du glucose dont les valeurs caloriques sont élevées.  Elle est aussi facilement et rapidement digestible, et est très bénéfique pour le cerveau.  La datte contient 2.2% de protéines, de la vitamine A, de la vitamine B1, B2 et du tryptophane (contre la pellagre); elle contient des traces de minéraux essentiels pour le corps comme du potassium, du sodium, du calcium, du fer, du manganèse et du cuivre.

On peut aussi noter que la sounnah recommande les dattes au moment de la rupture du jeûne durant le mois de ramadan. Il est recommandé de manger des dattes avant la prière du coucher du soleil; d’un point de vue médical et nutritionnel, c’est l’idéal et en plus, c’est la sounnah.

La grande valeur des dattes est aussi mentionnée dans un beau passage très connu du Coran, dans la sourate intitulée Maryam, versets 25-26:

« Et secoue vers toi le tronc du palmier; il en tombera des dattes fraîches et  mûres.  Mange et bois, et réjouis-toi. » (Coran 19:25-6)

C’était là la prescription que Dieu, le Créateur, a faite à la vierge Marie au moment où elle a accouché de Jésus, le prophète béni de Dieu.  C’était une prescription visant à lui rendre l’accouchement facile et à en diminuer l’inconfort.

Comme les auteurs de l’étude médicale avaient suggéré qu’ils avaient l’intention de tester de nouvelles substances sucrées, nous nous permettons de leur proposer d’essayer les dattes comme analgésique pour les nouveau-nés.

« Nous leur montrerons Nos signes dans l’univers et en eux-mêmes, jusqu’à ce qu’il leur devienne évident que [ce Coran] est la vérité.  Ne suffit-il pas que ton Seigneur soit témoin de toute chose? » (Coran 41:53)

 

source : islamreligion.com

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26 mai 2012

La meilleure manière de manger

Le musulman voit que le manger et le boire sont des moyens pour se porter bien, des moyens pour vivre afin de pouvoir accomplir ses devoirs religieux: adorer Dieu et effectuer de bons actes en vue d'avoir une récompense dans l'au-delà, boire et manger, ce ne sont un but pour rien mais pour exécuter un culte. Manger et boire pour vivre et non pas vivre pour manger.

 

 

Le Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) dit: «Nous somme un peuple qui ne mange pas que lorsqu'il a faim et s'il mange; c'est sans excès».

Le musulman est invité à adopter une conduite à laquelle, il doit soummettre avant, pendant et après le repas.

 

CONDUITE AVANT LE REPAS :

* Il doit acquérir d'une façon honnête sa nourriture sans qu'il en doute de prohibition et d'illigétimité, car Dieu dit :

{Croyant! Mangez des aliments sains et bien acquis que nous vous avons offerts} [2-la Vache: 172].

Cela veut dire des aliments licites sans avoir de répugnace.

Le manger donne au musulman plus de force pour accomplir ses devoirs en adorant Dieu, ayant cette antention. Son manger et boire seront dignes de récompense celui qui l'exerce d'une manière licite sera rétribué par Dieu.

* Il se lave les mains avant de commencer son repas si elles sont sales ou il n'est pas sûr de leurs propreté.

* Mettre la nourriture par terre sur une nappe et non pas sur une table. C'est plus modeste.

Anas (Que Dieu lui accorde sa grâce) un des compagnons du Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) dit que le Prophète n'a jamais pris ses repas sur une table, ou dans une assiette.

* S'asseoir agenouillé et reposer son corps sur le dos des pieds. S'asseoir sur le pied gauche et dresser le genou droit, c'est ainsi que s'asseyait le Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) qui dit :

«Je ne m'accoude pas au moment où je mange. Je ne suis pas qu'un simple serviteur. Je mange comme chacun et je m'asseois comme un serviteur» [Boukhari].

* Accepter ce qui est servi comme nourriture. Si elle lui plaît, il la mange, sinon, il s'abstient sans dire un mot. Abou Horayra rapporte que le Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) n'a jamais critiqué une nourriture servie. Si elle ne lui pas, il s'abstient silencieusement.

* Il faut que le musulman mange avec les autres, tels qu'invités, ceux qui vivent avec lui comme épouse, enfants ou domestiques.

Le Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) dit :

«Manger tous ensemble, Dieu bénit votre nourriture».

COMMENT LE MUSULMAN DOIT SE COMPORTER PENDANT LE REPAS :

* Le musulman doit invoquer Dieu avant de commencer son repas en disant "Bismillah": "Au nom de Dieu" parce que le Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) dit :

« Quand quelqu'un commence à manger, qu'il invoque Dieu, l'exalté s'il oublie au début. Qu'il dise: "au nom de Dieu pour le début et la fin ».

* Quand il finit, il remercie Dieu. Le Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) dit :

« Celui qui mange, qu'il dise à la fin: "Loué soit celui qui m'a nourri et m'a pourvu sans force, ni puissance de moi". En disant cela, Dieu lui pardonne tous les péchés commis ».

* Se servir de trois de ses doigts de la main droite, qu'il réduise la bouchée et mâche bien les aliments. Il doit manger de ce qui est devant lui et non pas du milieu de l'écuelle suivant le dire du Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) à Omar Ben Salama :

« Ô enfant dis: "au nom de Dieu" et mange avec ta main droite de ce qui devant toi » [Boukhari]. « La bénédiction descend au milieu de l'écuelle, mangez des bords et non pas du milieu » [Abou Daoud].

* Mâcher bien, lécher les doigts avant de les essuyer ou les laver. Car le Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) nous a ordonné de lécher les doigts et le plat. Il dit :

« Après avoir mangé, léchez les doigts avant de vous essuyer les mains » [Abou Daoud et Tirmidi].

* Si un morceau de ce qu'il mange tombe sur la nappe que le musulman le nettoie et le remettre dans sa bouche, le Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) dit :

« Une bouchée tombe de la main, qu'il la reprenne, la nettoie et la mange, ne pas la laisser à Satan » [Moslim].

* Il doit laisser la nourriture refroidie sans souffler dessus. En buvant de l'eau, il ne la boit pas d'un seul coup, mais à trois gorgées par trois gorgées afin de respirer en dehors du récipient. Le Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) se comportait ainsi. Son serviteur Anas nous rapporte que le Prophète respirait toutes les trois gorgées en buvant.

Abou Saïd rapportait aussi que le Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) a interdit de souffler dans l'eau.

Ben Abbas dit aussi que le Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) a défendu de souffler dans le récipient ou d'y souffler en buvant.

* Ne pas manger avec excès de manière qu'il remplisse l'estomac, car le Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) dit :

« L'homme n'a pas rempli de récipient pire que son estomac. Il lui suffit quelques bouchée pour se restaurer, qu'il consacre un tiers de son estomac pour la nourriture, un autre tiers pour l'eau et le troisième, et le dernier tiers pour l'air » [Ahmed, Ibn Majah et Hakim].

* Le musulman doit servir le plus âgé et le plus important (dans le respect) parmi les présents, ensuite, ceux qui sont à sa droite un par un. Quant à lui, il se sert le dernier selon les propos du Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) dit :

« Commencez par le plus considérable, c'est par lui qu'il faut commencer ».

Le Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) étant modeste, demande la permission d'un enfant, Ibn Abbas, qui était un porteur d'eau de passer l'eau aux plus âgés, qui se trouvaient à sa gauche en sachant que les gens de droite sont les premiers à servir. (B. & M.)

Il dit encore :

« Commencer par ceux qui se trouvent à droite celui qui sert l'eau aux autres qu'il se serve le dernier ».

* Il faut que le musulman mange le dernier quand il y a parmi les convives de plus considérables que lui en âge et en mérite.

Le poète dit: "Je ne me suis pas trop pressé vers la nourriture, quand les mains s'y tendent, car les plus avides sont ceux qui sont les plus pressés".

* Il ne doit pas obliger son hôte à manger en insistant sur lui, il doit au contraire l'inviter avec amabilité, car l'Islam refuse toute sorte de simulation.

* Traiter son ami avec bienveillance an essayant de ne pas manger plus que lui du repas, surtout quand c'est une petite quantité, c'est à dire, il ne faut pas empiéter sur le droit de son hôte.

* Il ne doit pas épier ceux qui mangent à la même table pour ne pas les gêner, il faut au contraire garder les yeux baissés pour ne pas les intimider.

C'est de la bonté et de la générosité de se comporter ainsi pour ne pas laisser les autres dégouter et commettre des péchés.

* Il ne doit pas secouer sa main dans l'écuelle ou trop pencher la tête sur le plat, au cas où une petite quantité de nourriture tombe de sa bouche dans le plat et dégoute les autres.

* Il ne doit pas non plus prononcer des mots sales pour ne pas ôter l'appétit des convives.

L'Islam a interdit que le musulman fasse le mal et nuise aux autres.

* En mangeant, il doit préférer les pauvres sur lui-même. Si les commensaux (ceux qui sont autour de la table) sont d'un rang social aisé, il doit les respecter et être poli avec eux.

LA CONDUITE APRÈS LE REPAS :

* Il doit s'arrêter de manger avant d'être repu, imitant le Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) pour ne pas avoir une indigestion dangereuse qui peut conduire à la mort et fait perdre l'intelligence car à ventre plein point de cervelle.

* Lécher les doigts puis les essuyer. Les laver c'est mieux.

* Ramasser ce qui est tombé de sa nourriture. En se comportant ainsi, le musulman exprime son remerciennent à Dieu de ses bienfaits.

* Se curer les dents et se gargariser pour donner à sa bouche une meilleure haleine par laquelle il invoque Dieu et s'adresse à ses frères, car la propreté de la bouche assure la santé de ses dents.

* Remercier Dieu avant et après sa nourriture.

S'il boit du lait, il faut qu'il dise : "Dieu! Bénis ce que tu nous a donné, veuille nous en donner de plus".

 

Auteur :Cheikh Abou Bakr Al-Jazairi.

 

 

23 mai 2012

Juges-toi avant d'être jugé !

L'imam Ibn Al-Qayyim rahimahoull-Lahu ta`ala a dit :

« Celui qui connait vraiment son âme, s'occupe tellement de sa réforme qu'il se désintéresse des défauts des gens. Celui qui connait vraiment son Seigneur, s'occupe tellement de Lui qu'il oublie les passions de son âme. Le plus grand perdant des gens dans le "marché de la vie" qu'il a conclu, est celui qui s'est tellement occupé lui-même qu'il a oublié Allah. Pire que lui, celui qui s'est tellement occupé des gens qu'il a oublié sa propre personne. »

[Al-Fawâ-id page 104, 105] Cheikh Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya

23 mai 2012

Les dégâts des mots - al Ghazali

Sobhan'Allah ! Lorsqu'on lit ce qui suit, on se demande comment on pourrait avoir la bonne nouvelle du paradis le Jour du Jugement avec tout le bagage de mauvaises actions qu'on traîne derrière soi... Qu'Allah nous pardonne, Amine ! Qu'Il nous aide à nous réformer, Amine !

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Introduction


Sache que les dégâts causés par la langue (les mots, la parole) sont énormes, et rien ne peut être plus salutaire que sa retenue. Ainsi la loi religieuse (Coran et hadiths) vante le mutisme et insiste sur l'importance du silence.
On rapporte d'après la tradition que : « Le silence est une sagesse mais rares sont ceux qui le pratiquent ».
Le Prophète a dit : « La foi d'un serviteur n'acquière la droiture que si son coeur est droit et le coeur ne peut acquérir la droiture que si la langue est droite... » Rapporté par Ibn abi ad-Dunia dans son livre - assamte (Le silence) - ainsi que al Kharaiti dans son livre « Makarimu al Akhlak » avec une chaîne faible.).
Mouadh Ibn Jabal demanda au Prophète : « Ô Envoyé de Dieu serons-nous jugés pour nos paroles ? Et le Prophète lui répondit : " Ô ibn Jabal ! C'est la moisson de la langue qui le plus souvent jette les gens dans l'Enfer". » Rapporté par Tirmidhi dans le livre de La Foi et il est rapporté également par Ibn Majja.
Et d'après Sahl Ibn Saadine As-Saaidi le Prophète a dit : « Celui qui me garantit ce qu'il a entre ses mâchoires et ce qu'il a entre ses jambes je lui garantis le paradis » Ce qui peut être interpréter de cette façons : « Celui qui me garantit (le bon usage) de ce qu'il a entre ses mâchoires (la langue) et de ce qu'il a entre ses jambes (le sexe), je lui garantis le paradis»
Et d'après Abu Horayrah le Prophète a dit : « Celui qui croit en Dieu et au jour du jugement, qu'il dise du bien ou qu'il garde le silence » Partie d'un long hadith rapporté par Bukhari et Muslim.
On a dit à Jésus : « montre-nous une oeuvre qui nous fait entrer au paradis ? » Il leur répondit : « ne parlez jamais », on lui a dit : « On ne peut pas se retenir de parler ». Il leur a dit : « alors, ne parlez que pour dire du Bien ».
Soulayman (Salomon), fils de Daoud (David) a dit : « Si la parole est en Argent le silence est en Or ».
Et dans les traditions des compagnons du Prophète , on rapporte qu'Abu Bakr mettait une petite pierre dans sa bouche, pour s'empêcher de parler, et il disait en faisant allusion à sa langue « C'est elle qui me fait engager dans les sentiers dangereux ».
Abdallah Ibn Massoud a dit : « Par Dieu, qui, il n'y a d'autre divinité que Lui, nul organe n'a besoin d'être emprisonné plus que la langue qui est déjà enfermée derrière deux obstacles ; les lèvres et les dents ! ».
Taouss a dit : « Ma langue est un lion, si je le libère, il me dévorera ». Si tu te poses la question sur l'origine des grandes vertus du silence (mutisme), sache alors que ces vertus ne sont autres que l'absence des pêchés causés par la langue comme le mensonge, la médisance, la calomnie, l'ostentation, l'hypocrisie, la perversion, la vilenie, la vanterie, les vaines discussions, les disputes...

 

1. Parler de ce qui ne vous regarde pas


Sachant que le capital du croyant est son temps, les instants de sa vie sont précieux et passent sans retour ; le Prophète a dit : « Un des signes de perfection de la foi (islam) chez l'individu c'est l'abandon de ce qui ne le regarde pas » D'après Tirmidhi, Ibn Majja et l'imam Malik.
Et le récit suivant est très significatif à cet égard : on y rapporte, d'après Anas : « Un jeune homme était tombé martyr le jour de la bataille d'Uhud, et nous avons trouvé callée à son ventre une pierre (pour alléger les effets de la faim) ; sa mère essuya la poussière du visage de son fils et dit : le paradis sera doux pour toi mon fils ! Et le Prophète lui dit alors : « Et qui t'assure qu'il ne parlait pas de ce qui ne le regardait pas ? »
Parler de ce qui ne nous regarde pas c'est dire ce qui peut être délaissé sans que ce soit un pêché, ni un mal présent ou futur ; et plus grave encore, c'est de perdre ton temps et de faire perdre à ton interlocuteur son temps, en posant des questions du genre :
"est-ce que vous jeûnez ?" S'il vous répond par : "Oui !", son jeûne perd sa vertu ultime qui est d'être observé en secret, car l'adoration en secret est plus élevée, s'il répond par : "Non !", alors il aurait menti ; s'il ne répond pas, il aurait méprisé son interlocuteur, et s'il ruse pour détourner la question, il gaspillera son énergie etc. Ainsi par une parole (question) sur quelque chose qui ne te regarde pas, tu as exposé quelqu'un à l'ostentation en dévoilant son jeûne ou au mensonge, ou au mépris ou une rude épreuve…

 

2. Le surplus dans la parole


C'est à définir comme l'excès de parole dans un intérêt quelconque. Si on a besoin de deux mots pour exprimer quelque chose d'utile alors le troisième mot est en plus. Cette indiscrétion n'est pas interdite mais elle est déconseillée. Les domaines de l'excès dans la parole sont illimités et le Coran nous désigne ce qui est important et bon à investir par la parole :
« Il n'y a rien dans la plus grande partie de leurs conversations secrètes, sauf si l'un deux ordonne une charité, une bonne action, ou une grande conciliation entre les gens. Et quiconque le fait, cherchant l'agrément de Dieu, à celui-là Nous donnerons bientôt une récompense»
(Sourate 4-verset 114).
Le Prophète a dit : « Heureux est celui qui retient le surplus de sa langue et dépense le surplus de son argent » D'après Bayhaqui, et al Baraoui (classé hassane).
De notre temps les gens agissent inversement puisqu'ils retiennent le surplus de l'argent et distribuent le surplus de la parole.
Ataa disait : "les croyants qui vous ont précédé détestaient le surplus de la parole et pour eux le surplus est tout ce qui vient après le Coran, la Tradition , la commanderie du bien, le pourchas du mal, et de parler pour un intérêt vital et obligatoire, et ils avaient à l'esprit les versets suivants qui évoquent les anges préposés à notre surveillance : « Alors que veillent sur vous des gardiens, des nobles scribes, qui savent ce que vous faites.» ( Sourate 82 - Sourate 10-12). « Il ne prononce pas une parole sans avoir auprès de lui un observateur prêt à l'inscrire. » (Sourate 50-verset 18).
Le jour du jugement ! Quelle honte pour le fidèle de voir son temps ici-bas rempli de futilités qui n'ont été d'aucun intérêt pour sa Foi, ni pour sa vie et quels regrets !
Un des compagnons disait : "Parfois, quand quelqu'un me parle, j'éprouve autant l'envie de lui répondre que l'assoiffé de boire, mais je m'abstiens de peur que ce soit un surplus de parole."

 

3. Parler vainement

Il est dans les habitudes des gens de parler dans leurs assemblées, des femmes, des histoires des débauchés dans les tavernes, des rois, des riches et leur vie de luxe, et de leurs mauvaises habitudes, de rire des gens et de dire des vanités. Cela est illicite. Allah dit dans le Coran :
« Dans le Livre, Il vous a déjà révélé ceci : lorsque vous entendez qu'on renie les signes de Dieu et qu'on s'en rit, ne vous asseyez point avec ceux-là jusqu'à ce qu'ils entreprennent une autre conversation. Sinon, vous serez comme eux. Dieu rassemblera, certes, les hypocrites et les mécréants, tous dans l'Enfer » ( Sourate 4, verset 140).
Le Prophète a dit : « Un homme profère un mot pour faire rire les gens de l'assemblée, et par ce mot il chute dans l'Enfer plus loin qu'une étoile ».
Il a dit également : « L'homme prononce un mot qui provoque la satisfaction de Dieu, il ne pensait pas que ce mot atteindrait ce qu'il a atteint, et Dieu lui accorde, par ce mot Sa satisfaction jusqu'au jour du jugement, de même un homme prononce un mot qui provoque la colère de Dieu, il ne croit pas qu'il atteindrait ce qu'il a atteint, et Dieu lui inflige par ce mot Son courroux jusqu'au jour du jugement» Rapporté par Tirmidhi, l'imam Malik...

 

4. Sournoiserie - moraa't - et Polémique

La définition technique du mot moraa't, décrit celui qui contredit les autres en faisant apparaître dans leurs discours des failles, et cela est soit dans les idées, dans la forme grammaticale, dans la prononciation, l'éloquence ou même dans les intentions de l'orateur et cela à tord ou à raison.
Quant à la moujadala, c'est de vouloir mettre un interlocuteur dans l'embarras, le tourner en ridicule, montrer l'incapacité de répondre, le confondre pour enfin mettre en évidence l'ignorance de son adversaire.
Et ces deux attitudes sont fortement déconseillées par le Prophète qui a dit : « N'agace pas ton frère - Ne fait pas acte de moraa't envers lui - ne plaisante pas avec lui, et ne lui donne pas un rendez-vous sans y aller - et une promesse sans la tenir - » [ Rapporté par Tirmidlhi d'après Ikrima d'après Ibn Abbas.]
Il a dit également : " Il n'y a pas un peuple qui s'égare sans qu'il leur soit donné d'être polémiste "
[ Rapporté par Tirmidhi, Ibn Majja et Ibn Abi Donia. ]
« Le serviteur (de Dieu) ne peut acquérir la vérité de la foi que lorsqu'il abandonnera la polémique et la papelardise même s'il a raison. » [ Rapporté par Ibn abi Donia.]
Bilal ben Saad a dit « Si vous voyez quelqu'un ayant un caractère de polémiste fier de son opinion et inopportun, alors sachez que sa perdition est totale », quant à Ibn abi al Laïl, parlant à ce sujet il a dit « je ne polémique jamais avec un ami car j'aurais soit à le confondre soit à le mettre en colère.»
L'imam Malik ibn Anas a dit : « Il n'y a rien dans la religion qui nécessite une polémique » et il a dit aussi « les sournoiseries - Miraa' - rendent les coeurs durs - les uns envers les autres - et fait hériter des haines et des inimitiés.»
La Foi oblige le croyant à se tenir à l'écart de toute polémique et papelardise, et quand il s'agit d'une discussion savante, il faut y prendre part pour poser des questions dans le dessein d'apprendre et comprendre, sans aucune volonté de chercher à nuire à ton interlocuteur et à le pousser à se défendre avec du vrai comme du faux, ou prendre la parole pour exprimer une science si tu en es porteur, sans aucune volonté de montrer que tu es savant intelligent et informé etc. et cela en utilisant dans ton discours des vérités ou des mensonges. Sinon garder le silence reste le meilleur remède pour éviter les péchés qui résultent des polémiques et des papelardises.

 

5. Les disputes

La dispute va au-delà de la polémique et de la papelardise, car si ces dernières n'ont d'autre objectif que de ridiculiser l'adversaire et d'apparaître sous son meilleur jour, dans la discussion la dispute cherche à aboutir à un objectif bien déterminé comme la reprise d'un droit ou la restitution d'un bien, et cela soit en commençant la dispute ou en la repoussant, et l'excès y est interdit, et chaque mot qui ne serait pas dit dans l'objectif visé est un mot en trop.
Mais, sachant que les disputes ne font, en plus, qu'enraciner la colère et la haine, il vaut mieux éviter cela.

6. L’âpreté dans la parole

Une parole est destinée à transmettre des informations quelconques, et tout effort dans les mots où dans la forme qui dépasse l'objectivité est blâmable, telle la recherche de l'éloquence, de la composition - des propos rimées et élevées - un certain artifice dans la parole... Par contre l'embellissement des paroles dans le dessein d'influencer l'auditoire pour l'intérêt de celui-ci, comme le fait d'essayer d'émouvoir les gens dans leurs religions, [ mais pas dans l'intérêt de celui qui parle pour qu'il soit vu éloquent savant etc, ] tout cela est louable.

7. Le Libertinage, l'Insulte et la Vulgarité

Al Fohche [ le libertinage ] se définit par rapport à la clarté de la description de certaines choses relatives à la pudeur, Ibn Abbas a dit :
« Dieu est Pudique, Généreux, Il pardonne et Il fait allusion (à propos des choses pudiques au lieu de les exprimer crûment), Il a fait allusion à l'acte sexuel par le mot contact (al-llams) », d'autres termes sont utilisés pour décrire ce contact. Lorsqu'ils sont trop expressifs, ces termes sont considérés comme fohche. En général, toute chose qui éprouve la pudeur ne doit pas être citée expressément.
On rapporte que le Prophète - sur Lui la Grâce et la Paix - a dit : "Évitez d'être grossiers dans votre langage, car Dieu Exalté soit-Il, n'aime pas le fohch (la grossièreté, l'obscénité.) ni le fait d'être grossier".
Il a dit également : "Le croyant n'est pas injurieux, ni maudisseur, ni grossier, ni indécent".
Il a également dit : "Dieu n'aime pas les grossièretés ni les grossiers, crieurs dans les marchés".
Quant aux insultes le Prophète - sur Lui la Grâce et la Paix - a dit : "C'est commettre un acte d'indécence que d'insulter un croyant, et c'est de l'impiété (kufr) que de le combattre (avec les armes)".
On rapporte que le Prophète a dit : "L'un des grands péchés serait d'insulter ses propres parents. Étonnés, les compagnons lui ont demandé: "- Ô Envoyé de Dieu ! Comment quelqu'un peut-il insulter ses parents ? Et le Prophète leur a répondu : "Il insulte les parents de quelqu'un d'autre et celui-ci réagit à cela en insultant ses propres parents".
Quant à l'indécence le Prophète a dit : "L'indécence et le langage cru (là ou il faut être pudique), sont deux branches parmi celles de l'hypocrisie" .
Les causes qui poussent à cela sont, soit la volonté de nuire à autrui soit la fréquentation des libertins et de ceux qui sont habituellement grossiers.

 

8. La plaisanterie

L'excès de plaisanterie est une chose blâmable, car il fait hériter à la longue des attitudes badines, un esprit léger, de la haine dans certains cas, et il fait disparaître entre les croyants la vénération et le respect. Mais il n'est pas pour autant interdit, ni même déconseiller de plaisanter, car le Prophète - sur Lui la Grâce et la Paix - a dit de lui-même :
« Je plaisante, mais je ne dis que la vérité »
En effet il nous est parvenu plusieurs histoires où le Prophète plaisantait avec les croyants :
Une fois une vieille femme a rendu visite au Prophète qui, au cours de la discussion, lui dit : « Aucune vieille n'entre au paradis ». Et la vieille se mit à pleurer, mais le Prophète lui ajouta : « Mais tu ne seras pas vieille ce jour là (quand tu rentreras au paradis), puis il récita ce verset :
« C'est Nous qui les avons créées à la perfection et nous les avons faites vierges. » [Sourate 56, verset 35 -36]
Une autre fois ; pendant une tournée une dame est venue vers le Prophète et lui dit :
« Ô Envoyé de Dieu ! Fais-moi monter sur un chameau » et le Prophète lui dit : « Mais nous allons te faire monter sur le fils d'un chameau », et la dame lui répondit « je n'en ai rien à faire du fils d'un chameau, il ne peut pas me porter » et le Prophète rajouta alors : « Tout chameau est un fils de chameau ».
On rapporte d'après Aïcha : au cours d'une sortie avec le Prophète il lui a proposé de faire une course. Ils coururent et le Prophète a gagné la course. Il a dit à Aïcha : « Celle-ci pour celle-là ».
Faisant allusion, disait Aïcha , au jour où elle était enfant, son père l'avait envoyée avec quelque chose dans la main le Prophète lui dit alors donne-moi ce que tu as ; n'ayant pas voulu le lui donner, il courut derrière elle sans pouvoir la rattraper.
D'après Abu salama , le Prophète sortait sa langue pour son petit-fils al Hassan fils de Ali , et celui-ci s'en étonnait.
On rapporte que Noaïman al ansari était un homme qui aimait plaisanter, à chaque fois qu'il rentrait à Médine, il achetait quelque chose qu'il offrait au Prophète, et quand le commerçant vient demander le prix de la marchandise à Noaïma, celui-ci le ramenait chez le Prophète et lui disait: « Ô Envoyé de Dieu ! Paye-lui le prix de sa marchandise !» le Prophète lui disait : « Ne me l'as tu pas offert ? », et Noaïman lui répondait:
« Ô Envoyé de Dieu ! Je n'avais pas de quoi payer et j'ai aimé tant que vous le mangiez.. », et le Prophète souriait et ordonnait qu'on paye le marchand.
Ainsi ce genre de bonne humeur et de plaisanterie est admise, mais sans excès ni dans la durée ni dans l'intensité.
Selon une autre opinion qui ce base sur un hadith du Prophète il est très déconseillé de plaisanter en effet ce hadith dit « Ne fait pas un acte de (sournoiseries) envers ton frère, et ne plaisante pas avec lui.. ».
Si on objecte aux tenants de cette opinion: Comment peut-on déconseiller de plaisanter alors qu'il nous est parvenu du Prophète qu'il plaisantait ainsi que ses compagnons ?
Leur réponse est que cela est répréhensible, sauf s'il s'agit de quelqu'un qui est capable, à l'instar du  Prophète et de ses compagnons, en plaisantant de dire la vérité, sans offenser les coeurs des interlocuteurs et sans excès, alors il peut plaisanter. Mais c'est une grave erreur que de s'adonner tout le temps à la plaisanterie car, on serait alors comme celui qui passe tout son temps à regarder la danse des Africains en prétextant que le Prophète a autorisé Aïcha de les regarder.
Il y a des petits péchés qui deviennent des péchés majeurs à force de les répéter, comme il y a également des choses licites qui deviennent des pêchés mineurs à force de s'y adonner fréquemment.

 

9. Le fait de maudire

Il est dans l'habitude des gens de maudire des objets, des animaux, ou des hommes,et tout cela est blâmable. le Prophète a dit: "Le croyant n'est pas maudisseur."
Maudire quelqu'un revient à lui souhaiter du mal ou demander à Dieu de lui faire du mal, car la malédiction a pour sens l'éloignement du maudit de Son Seigneur; alors qu'on doit éviter même de maudire le libertin de son vivant ou après sa mort. Il y a des savants qui ne déconseillent pas de maudire ceux que Dieu a maudit dans le Coran; en disant par exemple: " Que Dieu maudisse les renégats, les injustes..."
"Seigneur, ne fais pas dévier nos coeurs après nous avoir mis dans le droit chemin ! Etends sur nous Ta grâce, car Tu es le Dispensateur de toutes les grâces."

10. La poésie et les chansons licencieuses

Beaucoup d'encre a coulé à ce sujet. Il en résulte que la poésie est un support d'expression neutre qui peut véhiculer de bonnes ou de mauvaises paroles avec de bonnes ou de mauvaises intentions. Ainsi ce qui est licite de ces paroles et intentions, est licite et ce qui ne l'est pas est alors illicite. On tolère même des paraboles et des images abstraites pour exprimer certaines idées pour dire par exemple de quelqu'un s'il est très généreux:
"S'il n'avait en sa possésion que son âme, il l'aurait donnée..."
Le Prophète a dit: "Il y a dans une certaine poésie de la sagesse."
Toutefois il est blâmable de trop s'y attacher.
Quant aux chansons, elles sont dans le même cas que la poésie mais de plus pour être licites, il faut que les consonnances de leur rythme n'incitent pas à la débauche et ne séduisent pas les gens au point de négliger leurs obligations religieuses et de sombrer dans l'immoralité. Etc...
"Seigneur, ne fais pas dévier nos coeurs après nous avoir mis dans le droit chemin ! Etends sur nous Ta grâce, car Tu es le Dispensateur de toutes les grâces."

11. La moquerie

Le fait de se moquer les uns des autres est illicite, car Dieu dit dans le Coran: "Ô vous les croyants! Qu'un groupe ne se raille (se moque) pas d'un autre groupe: ceux-ci sont peut-être meilleurs qu'eux. Et que des femmes ne se raillent pas d'autres femmes: celles-ci sont peut-être meilleures qu'elles. Ne vous dénigrez pas et ne vous lancez pas mutuellement des sobriquets (injurieux). Quel vilain mot que "perversion" lorque l'on a déjà la foi. Et quiconque ne se repent pas, ceux-là sont les injustes." [ Coran 49/11]
Et se moquer de quelqu'un revient à le mépriser, le diminuer, à citer ses défauts pour rire de lui, ou le mimer et le singer; toutefois il y a des amis qui ne se sentent pas offensés de se moquer les uns les autres, cela n'est pas interdit, mais les risques sont courus.
"Seigneur, ne fais pas dévier nos coeurs après nous avoir mis dans le droit chemin ! Etends sur nous Ta grâce, car Tu es le Dispensateur de toutes les grâces."

 

12. La divulgation du secret

C'est encore l'un des dégâts de la langue, le Prophète a dit: "La Parole entre vous est un dépôt."
Il a dit aussi:
"Quand un homme parlant à un autre de quelque chose; une fois prononcée, sa parole devient un dépôt (pour celui qui l'a entendu) ."
Et ainsi divulguer un secret devient la trahison d'un dépôt qu'on vous aurait confié. Il reste alors que cette trahison est illicite si elle engendre des dégâts, sinon c'est de la vilenie.
Al Hassan disait: "Divulguer le secret de ton frère, c'est le trahir."
"Seigneur, ne fais pas dévier nos coeurs après nous avoir mis dans le droit chemin ! Etends sur nous Ta grâce, car Tu es le Dispensateur de toutes les grâces."

 

13. La promesse mensongère

La langue a tendance à promettre très facilement, alors qu'être fidèle à ses promesses est parfois impossible, et dans ce dernier cas si l'on a fait l'effort de tenir sa promesse sans succès; cela n'est pas grave si ce n'est pas fréquent. Alors que si l'on savait ne pas vouloir ou ne pas pouvoir tenir sa promesse au moment où on la donnait, cela est de l'hypocrisie. Dieu dit dans le Coran:
"Ô vous qui croyez! Soyez fidèles à vos engagements (pactes)"
Le Prophète a dit: "Trois choses font de quelqu'un un hypocrite même s'il jeûne, fait sa prière et se dit musulman : quand il parle il ment, quand il promet il n'honore pas sa promesse, et si on lui confie un dépôt il trahit."
Il ressort de cela que le croyant peut, par la facilité de la parole, s'exposer à la tentation de devenir hypocrite. Aussi, il est de son devoir d'éviter l'image de l'hypocrisie, de même qu'il évite le fond de l'hypocrisie.

14. Le mensonge dans la parole et le serment

Ce genre de mensonge relève des pêchés graves et des défauts pernicieux. Ceci est attesté par plusieurs hadiths de l'Envoyé de Dieu , en ce sens:
"Prenez garde au mensonge! Il est associé à l'impudence. Et tous deux conduisent en Enfer." "Le mensonge est l'une des portes de l'hypocrisie."
Passant près de deux hommes qui s'entendaient sur la vente d'une chèvre et qui s'échangeaient des serments; l'un deux disait:
"Par Dieu ! Je ne peux baisser pour toi son prix au-delà de telle somme !" L'autre lui répliquait: "Par Dieu ! Je ne te le donnerai pas au-delà de telle somme !".
L'Envoyé de Dieu a dit une fois que l'acheteur de la chèvre était passé devant lui: "Le pêché et l'expiation s'imposent à l'un d'eux."
"Il y a trois sortes d'hommes auxquels Dieu ne s'adressera pas au Jour de la Résurrection et ne les regardera pas. Ce sont : celui qui ne cesse de rappeler son bienfait (al manane), celui qui vend sa marchandise à coups de jurements impudiques, celui qui fait traîner par terre les pans de son manteau."
"Contre celui qui fait un jurement impudique pour s'accaparer illégalement les biens d'un musulman, Dieu -qu'IL soit Exalté et Magnifié- sera courroucé au moment de la Rencontre Ultime."
Il a dit à Mo'adh: " Je te recommande d'être véridique dans tes propos, de t'acquitter de ce qu'on te confie, d'honorer ton engagement, d'offrir à manger, d'être bienveillant avec les croyants."

22 mai 2012

Comment se préparer à accueillir le mois de Ramadan ?

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Question :

Comment se préparer à accueillir le mois de Ramadan? Quelles sont les meilleures actions à faire pendant ce noble mois ?

 
Réponse :

Louanges  à Allah

Premièrement, vous avez bien fait, ô vertueux frère, en posant cette question car elle porte sur la manière de se préparer pour le mois de Ramadan au moment où beaucoup de gens se sont écartés de la bonne compréhension de la réalité du jeûne et l'on transformé en une période de festivités marquée par la présentation d'aliments, de boissons, de friandises; une période de veillées devant les chaînes de télévision satellitaires. Ils préparent tout cela bien avant l'avènement du mois de Ramadan, de peur de ne pouvoir disposer de certains aliments ou de voir leur prix augmenter; ils les achètent à temps, préparent les boissons et cherchent dans les guides des programmes des télévisions satellitaires pour savoir ce qu'il faudra regarder pendant le mois et ce qu'il ne faudra pas regarder. Ils ignorent vraiment la réalité du jeûne du Ramadan et lui enlèvent ses dimensions cultuelle et spirituelle et l'ont rendu à leurs ventres et leurs yeux !

Deuxièmement, d'autres ont bien saisi la réalité du jeûne du mois de Ramadan et s'y préparent depuis le mois de Chaabane; d'autres s'y mettent même bien avant. Cette bonne préparation du mois de Ramadan revêt des formes parmi lesquelles:

 

1.   Le repentir sincère

Il est obligatoire en tout temps mais il l'est davantage pour celui qui va entrer dans un mois béni et  très important. Celui-là doit s'empresser à se repentir devant son Maître pour ses péchés et de liquider les droits qu'il doit à ses semblables afin d'entrer dans le mois béni pour s'occuper des actes cultuels, le cœur sain et tranquille. Le Très Haut a dit : « Et repentez-vous tous devant Allah, Ô croyants, afin que vous récoltiez le succès . » (Coran,24:31). D'après al-Agharr ibn Yassar (ra) le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) a dit: « Ô gens, repentez vous devant Allah car moi-même je le fais cent fois par jour. » (rapporté par Mouslim).

 

2. L'invocation

Il a été rapporté que certains ancêtres pieux invoquaient Allah six mois avant le mois afin qu'Il leur permettent d'y assister comme ils l'invoquaient pendant cinq mois après l'écoulement du mois afin qu'Il agrée leur jeûne. Aussi le musulman se doit d'invoquer son Maître Très haut pour qu'Il lui permette de vivre dans le bien être physique et spirituelle jusqu'à l'arrivée du mois de Ramadan. Il doit encore L'invoquer pour qu'Il l'assiste à Lui obéir au cours du mois et accepte ses actes.

 

3. Eprouver de la joie à l'approche de ce mois important

Le fait d'atteindre le mois fait partie des grands bienfaits qu'Allah accorde au fidèle musulman. En effet, Ramadan est une occasion de bien faire. On y ouvre les portes du Paradis et y ferme les portes de l'Enfer. C'est le mois du Coran et des expéditions décisives dans notre religion. Allah Très haut dit: « Dis : "[Ceci provient] de la grâce d'Allah et de Sa miséricorde; Voilà de quoi ils devraient se réjouir. C'est bien mieux que tout ce qu'ils amassent" » (Coran,10:58).

 

4. S'acquitter du jeûne obligatoire 

D'après Abou Salamah: « J'ai entendu Aicha (rah) dire: il m'arrivait d'avoir à rattraper le jeûne et de ne pouvoir le faire qu'en Chaabane.» (rapporté par al-Boukhari,1849 et par Mouslim,1146).

Al-Hafidz ibn Hadjar (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit : « On déduit de son souci de rattraper le jeûne en Chaabane qu'il n'est pas permis de retarder le rattrapage jusqu'à l'arrivée du prochain Ramadan. » Fateh al-Bari (4/191).

 

5.   Jeûner en Chaabane pour bien se préparer au jeûne du Ramadan.

D'après Aicha (P.A.a): « Le Messager d'Allah (Bénédiction et salut soient sur lui) jeûnait au point que nous nous disions qu'il ne romprait plus son jeûne puis il y mettait fin de sorte que nous nous disions qu'il n'allait plus jeûner. Je ne l'ai jamais vu jeûner un mois entier en dehors du Ramadan. Je ne l'ai jamais vu jeûner aussi fréquemment qu'en Chaabane. » (rapporté ar al-Boukhari,1868 et par Mouslim,1156).

D'après Oussama ibn Zayd: « J'ai dit, ô Messager d'Allah ! Je ne te vois pas jeûner au cours d'un mois comme tu le fais en Chabane ? Il dit: « C'est un mois situé entre Radjab et Ramadan, mois auquel on ne fait pas attention. On y présente les œuvres au Maître de l'univers. J'aime qu'on présente mes œuvres alors que j'observe le jeûne. » (rapporté par an-Nassai,2357 et jugé bon par al-Albani dans Sahih an-Nassai).

Dans ce hadith on explique la raison pour la quelle on jeûne en Chaabane, à savoir que c'est le mois au cours duquel on présente les œuvres (à Allah). Les ulémas ont cité d'autres raisons, à savoir que ce jeûne est comme la prière surérogatoire qui précède la prière obligatoire. La première prépare l'âme et l'excite à se livrer à accomplir l'obligation. Il en est de même du jeûne de Chaabane qui précède celui du Ramadan.

 

6. La lecture du Coran

Salam ibn Kouhayl dit: « on disait que le mois de Chaabane est le mois des lecteurs du Coran ».

Amr ibn Quays avait l'habitude à l'arrivée de Chaabane de fermer sa boutique et de se consacrer à la lecture du Coran. Abou Bakr al-Balkhi dit: « Le mois de Radjab est le mois de la culture de la terre. Le mois de Chaabane est celui de l'irrigation et le mois de Ramadan est celui du moissonnage ».

Il ajoute: « Le mois de Radajb est comme le vent et le mois de Chaabane comme le nuage et le mois de Ramadan comme la pluie. Celui qui ne plante ni ne cultive en Radajab et n'arrose pas en Chaabane, comment celui-là pouvait il récolter en Ramadan. Voilà que Radjab s'est écoulé... Que vas-tu faire en Chaabane ? Si tu veux profiter du Ramadan, voilà l'état de ton Prophète et l'état des ancêtres pieux au cours ce mois béni... Quel est ta position par rapport à ces actions et grades ? »

 

7.  S'instruire pour connaître les dispositions qui régissent le jeûne et le mérite du Ramadan.

 

8.   S'empresser à terminer les occupations qui pourraient détourner le musulman des pratiques cultuelles au cours du Ramadan.

 

9.   S'asseoir avec les membres de la famille tels l'épouse et les enfants pour leur expliquer les dispositions concernant le jeûne et encourager les plus petits à jeûner.

 

10.   Préparer des livres qu'on pourrait lire à la maison ou offrir à l'imam afin qu'il les enseigne au public en Ramadan.

 

 

Troisièmement, pour connaître les actions qu'il convient au musulman de mener au mois de Ramadan, voir la réponse donnée à la question n° 26869 et la question n° 12468.

Allah est le garant de l'assistance.

Islam Q&A
18 mai 2012

Qu'est-ce que le Taghout ?

Bismi Allah ar-Rahmani ar-Rahim, al hamduli Allah wa salat wa salam al Rassul Allah

Allah a dit : « Nous avons envoyé à chaque communauté un Messager (pour leur dire) : « Adorez Allah et écartez-vous duTâghoût » » (Sourate 16 - Verset 36)
 
Allah a dit : « Quiconque mécroit au Tâghoût, tandis qu'il croit en Allah, saisit l'anse la plus solide, qui ne peut se briser » (Sourate 2 – Verset 256)
 
Allah a dit : « N'as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu'on a fait descendre vers toi (Prophète) et à ce qu'on a fait descendre avant toi ? Ils veulent prendre pour juge le Tâghoût, alors que c'est en lui qu'on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l'égarement » (Sourate 4 – Verset 60)
Ibn Kathir, rahimahoullah, a dit dans l’interprétation de ce verset : « Allah blâme quiconque se détourne du Coran et de la Sounna et demande la justice à d’autres choses fausses, et c’est cela le Tâghoût dont il s’agit ici »
 
Mouhammad al-Amin ach-Chanquiti, rahimahoullah, a dit dans l’interprétation de ce verset :
« Le désaveu du Tâghoût qu’Allah a clairement ordonné dans ce verset est une condition de la Foi, comme l’expose Allah dans Sa parole : « Quiconque mécroit au Tâghoût et croit en Allah a saisi l’anse la plus solide ... » - Ce verset sous-entend que celui qui ne désavoue pas le Tâghoût n’a pas saisi l’anse la plus solide, or celui qui ne la saisit pas sera dans le fond de l’abîme avec les perdants » (Source : Adhwa al-Bayyan, 7/50)
 
Ibn al-Qayyim a dit :
"(Un taghout est) tout ce qui dépasse les limites (que ce soit dans l’adoration), le suivit ou dans l’obéissance. Donc le taghout des gens est celui qu’ils placent comme juge en dehors d’Allah et de Son Prophète, ou quelqu’un qu’ils adorent en dehors d’Allah, ou qu’ils suivent sans prendre en considération Allah, ou bien qu’ils obéissent dans une affaire [tout en désobéissant] à Allah. Quiconque ne juge ou ne se tourne pas vers ce que le Messager d’Allah a apporté comme jugement suit une fausse divinité." (E'laam Al- Muwaaqi'in, part 1, page 50.
)
              
 Tout ce qui est adoré, suivi ou obéi en dehors d’Allah est un Tâghoût. C’est ainsi que tout autre jugement en dehors de Celui d’Allah est un Tâghoût, car les gens lui on attribué une caractéristique qui n’appartient qu’à Allah ; régler les litiges. En plus de cela, ce jugement est suivi et obéi en dehors de Celui d’Allah.
Abou Boutayn, rahimahoullah, après avoir cité quelques paroles des Compagnons, des Salafs et des savants du Tawhid, conclue en disant :
« Le Tâghoût comprend tout ce qui est adoré en dehors d’Allah, tout chef égaré qui appelle au mensonge et l’embellit. De même, toute personne que les gens ont élue pour qu’elle juge entre eux avec des lois de la Djahiliyyah, contraires au Jugement d’Allah et de Son Prophète. De même,les sorciers, ceux qui incitent à l’adoration des statues, ceux qui en mentant veulent attirer les ignorants dans l’égarement en leur suggérant qu’un mort exauce le besoin de celui qui s’adresse à lui et qu’il a fait ceci et cela, ce qui est ou un mensonge, ou un acte du diable. Ainsi, il les attire dans le grand Chirk … Et la base de toutes ces sortes, et le plus grand parmi eux est le diable. C’est lui le plus grand Tâghoût » (Fatawa Nadjdiyyah, 1/325)
Ibn Taymiyya, rahimahoullah, a dit :
« Et c'est pourquoi toute personne chez qui les gens vont dans le but de chercher un autre jugement que le Coran et la Sounna est appelée un Tâghoût » (Source : Madjmou' al-Fatawa, page 20)
Voici les cinq Tâwaghît principaux cités par Mouhammad ‘ibn Abd al Wahhab, rahimahoullah :
                      
Le diable, car il appelle les gens à la mécréance, c’est-à-dire à adorer un autre qu’Allah. Ainsi, toute personne qui invite les gens à la mécréance devient un Tâghoût semblable à Iblis. Allah a dit : « Ne vous ai-Je pas engagé, enfants d'Adam, à ne pas adorer le Diable ? Car il est vraiment pour vous un ennemi déclaré » (Sourate 36 - Verset 60)
                      
Le gouverneur qui change la Législation d’Allah, et ainsi impose un commandement en dehors du Commandement d’Allah. Allah a dit : « Le Jugement n’appartient qu’à Allah » (Sourate 6 – Verset 57) Allah a dit : « Il (Allah) n’associe personne à Son Commandement » (Sourate 18 - Verset 26)  Allah a dit : « Ou bien auraient-ils des associés (à Allah) qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu’Allah n’a jamais permises ? » (Sourate 42 - Verset 21) Allah a dit : « N'as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu'on a fait descendre vers toi (Prophète) et à ce qu'on a fait descendre avant toi ? Ils veulent prendre pour juge le Tâghoût, alors que c'est en lui qu'on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l'égarement » (Sourate 4 - Verset 60)                       
 
Celui qui juge par toute autre loi en dehors de la Loi d’Allah, comme c’est le cas de ceux qui jugent avec des lois humaines. Allah a dit : « Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre sont les mécréants » (Sourate 5 - Verset 44) · Celui qui prétend connaître l’invisible en dehors de la Volonté d’Allah. Allah a dit : « C’est Lui qui détient les clefs de l’invisible. Nul autre que Lui ne les connaît. Et Il connaît ce qui est dans la terre ferme comme dans la mer. Et pas une feuille ne tombe qu’Il ne le sache. Et pas une graine dans les ténèbres de la terre, rien de frais ou de sec qui ne soit enregistré dans un Livre  explicite » (Sourate 6 - Verset 59)
Celui qui est adoré avec, ou en dehors d’Allah, tout en étant satisfait de cette adoration. Allah a dit : « Et quiconque d'entre eux dirait : « Je suis une divinité en dehors de Lui » - Nous le rétribuerons de l'Enfer. C'est ainsi que Nous rétribuons les injustes » (Sourate 21 - Verset 29)                   
 
Celui qui prétend connaître l’invisible ; la preuve de cela est le verset : « (C'est Lui) qui connaît le mystère. Il ne dévoile Son mystère à personne, sauf à celui qu'Il agrée comme Messager et qu'Il fait précéder et suivre de gardiens vigilants » (Sourate 72 - Versets 26, 27) et Allah a dit : « C’est Lui qui détient les clefs de l’invisible. Nul autre que Lui ne les connaît. Et Il connaît ce qui est dans la terre ferme comme dans la mer. Et pas une feuille ne tombe qu’Il ne le sache. Et pas une graine dans les ténèbres de la terre, rien de frais ou de sec qui ne soit enregistré dans un Livre explicite » (Sourate 6 - Verset 59)
                     
wa Allahu alem wa as Salam Alaykum
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